C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut se taire

Dérision - Tranche de vie - Humour

mercredi 4 novembre 2015

VIEILLIR 2

Deux citations me viennent à l'esprit quand je relis l'article vieillir que j'avais laisser ici  il y a maintenant 2 ans.  L'une est de Jean Cocteau "le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur toujours conditionnel." l'autre nous a été laissée par Simone Signoret "le secret du bonheur en amour, n'était pas d'être aveugle mais bien de savoir fermer les yeux quand il faut".

2 ans ont passé ! du temps ! des années, des mois, des semaines des jours et beaucoup de cheveux blancs, des prises de bec, des espoirs et des fatalités et pour faire pencher la balance  l'amour des siens. Cet amour qui en prend plein la figure quand fatigué, éreinté par un quotidien difficile on est obligé de penser aux autres, de continuer, de gérer. Un amour que l'on a l'impression de perdre quand en colère contre l'un ou l'autre on en vient à se demander quand tout cela finira et ce foutu verbe aimer au présent qui nous parait dévorant parce que son futur n'a rien de conditionnel car on aime quoiqu'il arrive....

Mais il n'en reste pas moins que le temps nous exténue à devoir toujours ménager les susceptibilités des uns et des autres, à devoir compenser les abandons de certains, à devoir jouer seul des partitions que l'on devrait jouer à plusieurs et on se sent quelquefois prisonnier d'un amour qu'on voudrait voir éteint pour mieux profiter de la vie,  pour poser ses valises et avoir le sentiment de vivre un présent  et songer que demain nous penserons au passé avec le sentiment d'avoir vécu un peu pour soi, juste un peu....plus !

2 ans ! 2 ans de passé et rien n'a changé ou non la réalité est pire, tout s'est accentué..
Mais il est passé ! Et nos "vieux" sont toujours là ; plus souffrant, plus bancals, plus abîmés et avec plus de défauts, plus d'exigences, plus de besoins car  plus de dépendance, d'égocentrisme, d'obstination, et de chantage affectif !
Et nous avons réussi car nous avons fermé les yeux sur beaucoup de choses et pour nous réconforter, pour nous encourager à continuer nous avons réussi à nous poser, juste un instant, pour savourer un regard, quand à l'improviste, parce que nous avions senti qu'il fallait venir vite très vite, un regard s'est fait à notre arrivée plus brillant, plus humide, plus heureux.... nous nous sommes arrêter pour savourer un merci qui, dit dans un souffle avec des trémolos presqu'inaudible pour celui qui ne sait écouter, nous donne la juste valeur du mot amour................. alors la boule au ventre on repart parce qu'il le faut et un sourir se dessine sur nos lèvres à  l'idée que demain on les maudira pour ne pas avoir laisser telle ou telle chose se faire et d'avoir pour le coup compliquer un quotidien qu'on avait organisé plus simple. Et on se dit que demain viendra bien assez vite et que pour l'instant on les aime nos "vieux".

Posté par Mamanorglerin à 11:28 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    l'amour déplace des montagnes !

    c'est joliment dit et on sent le plein d'amour ! Mais je suppose que ce n'est pas évident tous les jours. Je ne connais pas encore cela et j'espère entre nous y échapper mais je sais que l'amour déplace les montagnes !

    Posté par Nana, mercredi 4 novembre 2015 à 15:42
  • Bonjour Fabienne,
    Je crois que pour te répondre, je pourrais remplir un livre qui ne serait pas forcément réjouissant à lire... je vis cette situation depuis bientôt 3 ans et les évènements ne font que se multiplier comme si l'histoire se répétait au fil des mois ( ne pas croire qu'on s' habitue ou qu'on a appris, il faut sans cesse se réinvestir d'une manière différente et en même temps et parfois on ne parvient plus à positiver comme tu le fais)... sans parler de la culpabilité que l'on a à devoir attendre sans pouvoir agir à tout moment...
    L'amour est là mais il donne des claques !
    Moi qui prône l'humour, je ne suis plus apte à le manier dans ce domaine tellement les situations nous absorbent, je préfère le plus souvent me taire (sur mon blog entre autres) ou parler d'autre chose.
    Que font ou feront les familles recomposées pour assumer 4-8-12....parents ?? ... ils sont plus nombreux ? (là aussi ce n'est pas le nombre qui compte quand il faut donner de sa personne... tout le monde n'est pas prêt à le faire et on se sent parfois seul avec le fardeau.
    ... mais bon ! c'est la vie qui se prolonge et il faut s'adapter.
    Je crois que je vais aller voir le film "la dernière leçon"avec Sandrine Bonnaire

    Posté par santoline, jeudi 5 novembre 2015 à 09:16
  • nana ui mais ..... il y a des avalanches en montagnes

    Santo : tu as les mots juste, les mots auxquels on pense le plus souvent : fardeau, culpabilité...
    je souris en te lisant parce que je me disais hier que j'avais bien fait de laisser ce poste tel qui l'était avec un brin de sensibilité pour un plus tard plus serein... mais il ne faut pas s'y tromper la plupart du temps (pour ne pas dire toujours) face à une situation aussi stressante que celle que nous vivons, il n'y a souvent plus de place ni pour l'humour ni pour le positivisme et pour être honnête la colère face à cette oubli de nos propres désirs pour les gérer prend souvent le dessus sur la sérénité.... et comme je le dis la tendresse et l'amour sont mis à mal... j'espère de tout coeur qu'au final ce n'est pas l'image qu'il nous restera tellement la lassitude est omniprésente depuis tout ce temps. Je puise encore dans mon optimiste et hier à l'heure du post j'ai eu un regain de positivisme... et je me dis qu'après tout quand on relira tout cela dans quelque temps cela nous remettra peut être dans le bon sens ! voilà pourquoi je l'ai laissé tel que je l'ai écrit il y a 3 mois...

    Posté par Fabienne, jeudi 5 novembre 2015 à 18:55

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